PREPARATION PHYSIQUE
La préparation physique plusieurs semaines à l'avance
peut se faire par des randonnées de difficultés progressives,
si vous êtes dans un milieu de montagne. Il faut être capable
d'effectuer un dénivelé de 1500 m aller et retour sans
souffrir. En plaine, le vélo et la course à pied travaillent
le souffle, mais rien ne vaut d'effectuer du dénivelé,
à pied, en courant ou à vélo, pour travailler cuisses
et fessiers. Effectuer 2 fois par semaine un tel effort de 3 h minimum,
durant plusieurs mois, constituera déjà une préparation
correcte.
ACCLIMATATION
Si la préparation peut et doit se faire longtemps à l'avance,
la résistance à l'altitude demande d'être acclimaté
: 15 jours à l'avance, il faut donc monter progressivement en
altitude (1500 à 3000 m) par des randonnées et séjours
répétés. Une ascension préalable d'un sommet
de 3500 m avec une nuit à plus de 2500 m est idéale, seulement
quelques jours avant de tenter le Mont-Blanc.
EXPERIENCE
Beaucoup tentent le Mont-Blanc sans expérience, et parfois le
réussissent. C'est pourquoi ce sommet à la réputation
d'être "facile". Pourtant les conditions de la montagne
peuvent rendre certains passages très verglacés, et l'arête
finale est aigue : une expérience des techniques d'alpinisme
permet d'augmenter sa marge de sécurité et donc ses chances
de réussite.L'ascension se fait en général l'été
de juin à fin septembre, période d'ouverture des refuges.
Suivant les conditions l'ascension peut encore être agréable
en octobre.
Les stages
organisés par les guides de haute-montagne
permettent de fignoler l'acclimatation, et surtout d'apporter un minimum
de compétences techniques aux débutants. En général
3 jours de préparation finale sont nécessaires.